Horaires:
– en mai, et jusqu’au 15 juin :
- Le week-end uniquement : de 10h30 à 13h00 et de 15h30 à 19h00
- Ouverture en semaine pour les ponts de mai : du jeudi 1er au dimanche 4 mai , du jeudi 8 au dimanche 11 mai, jeudi 29 mai au dimanche 1 juin, samedi 7 juin au lundi 9 juin.
– du 15 juin au 15 septembre :
- tous les jours sauf le mardi : de 10h30 à 13h00 et de 15h30 à 19h00
– les Journées européennes du Patrimoine : Samedi 19 et dimanche 20 septembre 2026 :
- de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 19h00 (horaires à confirmer)
Renseignements:
Mairie : 04 75 46 44 12
EXPOSITIONS
Exposition permanente de l’histoire de la restauration du vieux village depuis 1925.
Expositions artistiques temporaires de mai à septembre (jusqu’aux Journées du Patrimoine).
Programme 2026 :
Du 1er mai au 6 juillet 2026 : Sylvie VERSCHOOTE et Isabelle JACQUET
VERNISSAGE : Vendredi 1er mai 2026 à 18h30.
http://lepoetlaval.org/invitation-s-verschootemail-1/
Du 8 juillet au 17 août 2026 : Pomme LESTANG et Carolina VILMA
Des Voyages immobiles
J’ai le plaisir de vous présenter dans cette exposition des créations diverses, sujets variés et techniques multiples, de la peinture à des collages et monotypes.
Cases, tiroirs et frontières paraissent en réalité des conventions sans intérêt. Abstrait, figuratif ? Peintre je suis, qui aime les couleurs, les compositions cueillies dans la nature, le jeu des couleurs entre elles autant que les expériences avec des matériaux composés. Tout me va. Cela dépend du moment, de mon état d’âme, de l’envie qui me vient.
Ainsi je récolte chaque jour des images et des sensations en parcourant la campagne, en arpentant les paysages, les montagnes plus ou moins bleues au loin, les *horizontales si nettement découpées, tracées au cordeau, empilées parfois, les nuages qui trainent sur les sommets, parallèles aux champs, en longs trains, les masses sombres des arbres, petites forêts noires posées à plat sur l’horizon, rangées entre les verts, les ocres clairs, les bruns d’hiver ou les blondeurs des blés d’été.
La nature environnante m’émerveille : elle déborde dans certaines peintures, issues de la surprise des métamorphoses des saisons. Couleurs inattendues, des rencontres raffinées entre des gris, l’insolence des verts déboulant au printemps, ces premiers verts lumineux, moelleux, acidulés. Les voilà qui viennent trancher avec les bruns mats quasi violet profond (rappelant la poudre du chocolat Van Houten) de toutes sortes, des terres et des feuillages de l’hiver. Un bonheur pour les yeux, pour le coeur, pour la santé. Je ne résiste pas. Je m’enivre.
Quelquefois il s’agit de visiter des intérieurs, décor théâtral mis en feu le printemps venu, passé ré-illuminé pour un court instant (famille « derrière chez moi »), marcher sur les sables de bords de mer, mers pas loin, Normande ou océan (« les mers »), ou me réveiller un matin avec des envies de couleur (« couleurs »), ou d’expérimentation sans figuration à partir de matériaux divers (collages, textures, monotypes).
Curieuse je suis, ce qui m’oriente depuis toujours vers les explorations et la diversité. Le goût pour les « Variations » comme en musique.
Certains pratiquent « l’accord » dans leur vie, chaque matin, quand ils s’interrogent au réveil « quel temps fait-il aujourd’hui ? à marier avec leur tonalité intérieure : choisir telle ou telle robe, pantalon, costume, tel foulard, chaussures susceptibles de s’accorder avec tout cela. De même je cherche à accorder mon travail avec tout le reste de l’instant présent, variable et mouvant évidemment.
Je ressens également de la curiosité pour le coeur des humains, le mien d’abord, ses peurs, ses joies, ses étranges mécanismes qui l’habitent, ses finesses et ses violences, ses murmures et ses silences. Ses pleurs. Je n’ignore pas que la peinture a été mon territoire de survie. Que dans cet espace je me suis recréée. Je suis touchée par « L’infinie diversité » et l’équilibre plus ou moins précaire des humains.
« Nous, Artistes, revendiquons notre appartenance à ces catégories
d’explorateurs, à cheval sur le réel et l’imaginaire, entre réalité concrète et
fantaisie.
Nous partons à la découverte de nos mondes intérieurs, nous parcourons
des chemins peu connus et nous créons des images et des objets que chacun
concrétise avec ses moyens, sa singularité et son savoir-faire.
Nous rêvons « à mains hautes » en quelque sorte.
Mystérieux est le désir. Qui nous pousse et nous contraint de donner forme
à de l’indicible, à rendre visible de l’invisible. Nous en sommes les premiers surpris.
Enchantés quelquefois, déconcertés souvent.
L’artiste travaille dans le secret de son atelier et parcourt d’étranges
périples, des tours et des détours, tout à l’écoute de ses voix intérieures, l’oreille
collée à leur bouche, au plus près, au plus juste. Ces métiers bizarres ont besoin
d’une confiance aveugle dans le désir. Oeuvrer sans savoir pourquoi,
silencieusement pour ne surtout pas en rompre le fil. Faire confiance à l’indicible.
Les oeuvres font quelquefois office de rafiots qui emportent à bord quelques
passagers improbables. Les aventuriers invitent les voyageurs à prendre les rêves
en marche, à grimper à bord de nos vaisseaux, et à se laisser eux-mêmes
chevaucher par leur fantaisie…!
Liberté est laissée au spectateur d’entrer dans le jeu et de laisser parler en lui ce
que les oeuvres vont lui évoquer. La voix emprunte l’étrange chemin du coeur.
Alchimie étrange. »
Extrait des « Voyages Imaginaires »
S Verschoote
(Tous droits réservés.)



